
Apocalypse 3.16-17.
Tout homme est maitre de la maison de son cœur, c’est sa forteresse et il doit en ouvrir les portes. Dans Apocalypse 3, nous avons l’exemple de l’Eglise de Laodicée,
qui était reconnu pour sa tiédeur, car elle a négligé le service pour Christ.
Ces hommes se sentent satisfait
d’eux-mêmes, sans se rendre compte qu’il détruise l’Eglise. Ainsi voyant l’état d’esprit de l’homme, le Seigneur
fera tout son possible pour
ranimer une flamme spirituelle dans leur cœur.
Plus sévère est la réprimande, plus grande est son amour.
Pour comprendre cela,
regardons un exemple. Lisons pour cela Luc 15.11-30.
Ici l’auteur, en
particulier Luc nous dit qu’un père avait 2 fils et le plus jeune
voulut sa liberté. Pour comprendre ce texte qui est très connu, nous
allons l’étudier sous un aspect spirituel.
Nous identifierons le père comme
étant Dieu lui-même, et les 2 fils sont
les chrétiens, membres de l’Eglise de Laodicée.
Dans la Bible, nous lisons que Dieu
a placé devant l’homme 2 chemins
(voir Psaumes
2). C’est à nous de
choisir quel chemin nous voulons prendre.
Mais ici dans Luc 15,
nous voyons que le 2e fils
voulut son héritage. Pour quel
raison ? L’auteur ne nous dit
pas, mais nous pouvons imaginer beaucoup
de motifs, comme sa liberté, son refus d’obéir à son père, etc… Dans sa demande, le plus jeune fils démontre son attitude
envers son père, le mépris qu’il ressent envers son père. Ne sommes-nous pas comme ce fils souvent
envers les principes de Dieu ?
N’avons-nous pas de mépris pour
Dieu, pour son amour, son sacrifice
envers nous ?
Apocalypse 3.15 nous dit que l’église de Laodicée est tiède,
que nous sommes tièdes envers les
principes de Dieu. Mais Dieu
désire que nous changions de vie.
Quel fut le
désir du fils le plus jeune ?
Le désir de revenir au
père s’opère lorsque nous choisissons de répondre à un amour qui refuse de nous
lâcher, et que nous faisons le choix
difficile d’abandonner les attitudes, habitudes, pensées et sentiments qui nous séparent de
lui.
Ainsi au V17-18 de
Luc 15, nous voyons la réaction du fils le plus jeune. Qu’est-ce qui l’a poussé à revenir à son père dans sa
pensée ? N’oublions pas qu’il n’est
pas encore parti, mais il projette de revenir.
Est-ce la faim ? Le bon
sens ? Le Saint Esprit ? Le V14
nous dit que dans les pays où il était,
il y eut une grande famine et étant sans argent car il avait déjà tout
dépensé, il avait faim, soif, froid, etc…. Il aurait bien mangé la nourriture des porcs,
mais il n’avait pas le droit. C’est à
ce moment là qu’il fit cette réflexion en lui-même. On voit
qu’il était ni chaud avec son père, car il l’avait rejeté à un moment,
ni tiède, car il s’était éloigné, mais il était froid. Quand il a quitté sa maison, son but c’était
de ne plus y revenir un jour. Comme il
a été dit en introduction, plus la
souffrance est dure, plus l’amour de Dieu
est grand. Le fils cadet se
sentait dans une grande souffrance et
c’est à ce moment là qu’il fait un
revirement d’esprit. Alors posons-nous
la question : Est-ce que
c’est son estomac qui l’a poussé dans
cette réflexion ? La réponse est NON ! Même
si le verset nous dit qu’il mourrait de faim, cela ne fut pas la raison
de son revirement. Il reconnut qu’il avait péché. Il comprit son erreur. Il n’a pas fait assez confiance à son
père. Cela est vrai aussi pour nous
aujourd’hui. Nous ne faisons pas assez
confiance en Dieu, notre Sauveur.
En faite comme beaucoup de personnes rebelles et immatures, le fils
cadet veut être libre de vivre comme bon lui semble et il ne pense
à revenir à la maison que lorsqu’il touche le fond. L’être
humain doit souvent passer par de telle cruelle déception
et par des aventures pénibles avant de
consentir à regarder à celui qui seul
peut le sauver. Arrêtons-nous et ouvrons
les yeux avant de toucher le fond.
En conséquence, le fait de
rentrer chez soi est un souhait
profond d’être dans la présence
de Dieu, qui a conduit à ce revirement.
C’est un appel du cœur à
connaitre à nouveau la chaleureuse étreinte du Père qui nous motive à faire les
changements nécessaire dans notre vie.
Or dans les 2 précédentes paraboles, la femme et le berger devaient chercher activement ce qui est perdu, car ni
la pièce, ni la brebis ne pouvaient revenir seules. Mais ici, nous voyons l’inverse, le Père attend que le fils revient. C’est au fils de faire la démarche pour
revenir et lui il est prêt à l’accueillir.
L’amour de Dieu est constant, accueillant et patient. Il nous cherche et nous donne l’occasion d’y
répondre, mais il ne nous force pas.
Et vers la fin de Luc 15, nous avons l’exemple du 2e fils, l’ainé qui lui ne
comprend pas la réaction du Père vis-à-vis de son frère. Lui il est resté fidèle à son père, il a fait
tout pour son père, mais le père n’a rien fait pour lui, tel était son
ressentiment. Comme il a été dit au début,
les 2 fils sont identifiés comme
étant des membres d’églises. Le fils ainé lui qui resta dans la maison de
son père, dans l’église, il se croyait comme le plus fidèle dans les observations doctrinales et on verra sa réaction à l’arrivé du fils cadet,
celui qui avait quitté l’église. Nous
voyons qu’il était concentré sur
lui-même, sur son orgueil. Il n’était
ni froid, ni chaud, mais tiède,
la vrai caractéristique de l’Eglise de Laodicée. Il
considère l’obéissance au
principe biblique comme esclavage : « Voici :
il y a tant d’années que je te sers, jamais je n’ai désobéi à tes ordres, et à
moi jamais tu n’as donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis… ».
Ainsi
l’ainé a de la peine à accepter le retour de son jeune frère. Nous aussi nous sommes comme ce fils ainé, et
avons du mal à accepter des frères et
sœurs plus jeunes dans la foi, qui ont vécu une vie mauvaise entrainant la méfiance à leur égard.
Alors
posons-nous une question : Quel est
le bon fils ? Celui qui demanda sa part d’héritage ou celui qui resta dans
la maison de son père ? Qu’est-ce
qui est identique dans ces 2 fils ? Ils ont été concentrés sur le moi. Mais au V30-32, le père court aussi derrière son
fils ainé qui était resté dans la maison.
Il veut le bonheur de ces 2
fils, pour lui il n’y a point de
différences entre les 2. Dieu
désire ce qui est meilleur pour
nous et c’est pour cela qu’Apocalypse 3.20 nous dit que Dieu
frappe à la porte et il attend que nous ouvrions la porte pour qu’il entre dans
notre demeure.
Mon souhait pour chacun de
nous c’est que nous choisissions de
revenir au Père, même si nous croyons toujours
être dans la maison. Voulons-nous vraiment laisser sa puissance et présence transformatrice de l’autre coté de la
porte ? Comment allons-nous réagir ? Que le Saint Esprit nous guide et nous
transforme.
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